Artiste et photographe
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Dans cette recherche plastique sur le territoire de Fos-sur-Mer, j’ai travaillé de manière obsessionnelle autour de l’espace, celui d’un TUNNEL. Ville particulière, vaste, impalpable, zone d’échange où toutes infrastructures est sur-dimensionnée. Je choisis de centrer le projet sur un espace petit, banal, durant le temps où il est délaissé, très peu emprunté et abandonné. Sa nature anthropologique est un élément important, son identité et son histoire incite également une forme de conquête de l’inutile, de l’absurde. J’ai tenté inlassablement de traverser cet espace sans jamais y parvenir, créant une cristallisation d’un sentiment de fascination et répulsion.
Ma position de femme la nuit, dans cette espace accentuait ce rapport ambiguë. Cette transposition, cette tension effective à développer en moi une nécessité d’activation, devenant prétexte à un dispositif de monstration immersif proche d’un sentiment de claustrophobie. L’épuisement est au coeur de la recherche, six projets composent cet ensemble en une installation immersive réinvitant lia spectaeur.ices dans cette déambulation physique et mentale. Elle mêle, photographie, écriture, éclairage, diaporama sonore, édition, vidéo, boîte lumineuse, dessin.
Une dimension théâtrale, optique, documentaire, réaliste, cinématographique, questionne la place du corps de la femme dans ces espaces, projection d’un potentiel danger à venir. Espace noir, obscure, peu rassurant, nous mettant en tension. Le temps de la nuit, du petit matin est pour moi le moment où la lumière souligne et met en avant cette étrangeté, cette angoisse et cette peur que ce lieu peut provoquer.
La nuit est dans son épaisseur, son étalement, est un moment qui fige le mouvement de l’activité humaine, ou du moins l’agitation de la vie offrant une dramatisation, dans son vide apparent, vision fantasmée de cet espace.



︎English Version
In this visual research on the area of Fos-sur-Mer, I worked obsessively around the space of a TUNNEL A particular, vast, impalpable city, a zone of exchange where all infrastructures are over-dimensioned. I chose to focus the project on a small space banal, during the time it is neglected, little used and abandoned. Its anthropological nature is an important element, and its identity and history also encourages a form of conquest of the useless, the absurd.
I have tried tirelessly to cross this space without ever succeeding, creating a crystallisation of a feeling of fascination and repulsion.
My position as a woman at night, in this space, accentuated this ambiguous relationship. This transposition, this effective tension developed in me a need for activation, becoming the pretext for an immersive display that was close to a feeling of claustrophobia. Exhaustion is at the heart of the research, and six projects make up this immersive installation, inviting spectators back into this physical and mental wandering . It combines photography, writing, lighting, sound slideshows, editing, video, light boxes and drawing.
A theatrical, optical, documentary, realistic and cinematographic dimension questions the place of the woman's body in these spaces, a projection of potential danger to come. A dark, obscure space, hardly reassuring, putting us under tension. For me, the time of night and early morning is when light underlines and highlights the strangeness, anxiety and fear that this place can provoke.
The thickness and spread of night is a moment that freezes the movement of human activity, or at least the restlessness of life, offering a dramatisation in its apparent emptiness, a fantasised vision of this space.